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le mensuel de football Onze en 1985 La secrétaire du mensuel Onze, venue m’attendre à la gare du Nord (je suis le seul lauréat mineur), s’exclame en souriant « ta mère n’est pas commode, elle voulait qu’on vienne te chercher en taxi ! » Je me sens bien avec elle. Ah son sourire ! Sûrement déjà aussi beau que le sourire d’une princesse espagnole ! Elle m’emmène au bureau de Onze... Quel était son âge ? 25-30 sûrement... quand nous sommes descendus du taxi, l’immeuble ressemblait tellement à une tour habitable qu’une pensée m’assaillit : pourvu qu’elle m’emmène chez elle... et me fasse découvrir l’amour... Mais c’est le bureau de Onze et elle me présente le directeur... il sera du voyage, elle non. J’aurais voulu rester des heures avec elle ! Comme elle est classe ! Mes oreilles bourdonnent dans l’avion. Comme le monde est grand. Comme c’est beau vu d’en haut ! Nous sommes au dessus des nuages ! Au travers du hublot je vois ces nuages, la mer, la terre. Une vie comme ça, ce serait bien. J’ignore tout de Socrate, Platon, Aristote, je vois « des ruines. » A ce jour mon unique voyage en avion. accueil écrivain |