Où s'exprimer en 2019 avec une possibilité raisonnable d’être lu vu entendu. Internet fut un immense espoir mais les installés ont fermé la parenthèse du possible

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Où s'exprimer en 2019 ?

Où s'exprimer en 2019 avec une possibilité raisonnable d’être raisonnablement lu, vu, entendu, dans cette époque de nouveau cadenassée, tenue par des installés et leurs soumis ?
Internet fut un immense espoir, puis un espace d'expression possible... Vous vous souvenez du début des années 2000 ?



Quand yahoo, google référençaient les pages, non suivant la notoriété historique de leur propriétaire, leur poids médiatique, leur budget promotionnel mais au grès d’une certaine fraîcheur, originalité des contenus. Vous vous souvenez ? Nous étions certes peu, alors, à alimenter le web français. Les notables auréolés d’une certaine notoriété, ne perdaient pas leur temps à fabriquer de petits sites, ils avaient leur journal, leur radio, étaient des chroniqueurs, des journalistes, des professionnels, pas des rêveurs !

Cette époque m'a certes valu quelques inimitiés profondes, rancoeurs, ressentiments tenaces... car en saisissant leur nom des barons régionaux départementaux cantonaux découvraient mes appréciations sur leurs erreurs.

Puis le versant "moteur de recherche" fut relégué en simple succursale de la gestion de l'espace web publicitaire planétaire... Ce "moteur d’orientation" expose désormais l'oligarchie sur tous les sujets où elle souhaite maîtriser l'information, reléguant très loin les indépendants, quand ils ne sont pas littéralement oubliés, invités à jacasser sur facebook, désormais également détenteur d’une méthode pour les marginaux désireux d’obtenir un peu de visibilité... Ayez 5000 amis, nous diffusons vos messages à 25 et il vous suffit de payer pour leur présentation aux autres ! Non non, ce n’est pas écrit ainsi !... Encore un résumé du mauvais esprit incapable de se soumettre aux puissants !

Il restait Youtube, où l'expression nécessite de la vidéo... il m’a donc fallu attendre d'obtenir un débit Internet suffisant pour envoyer des vidéos puis maîtriser le matériel, apprécier l'approche... J’étais à peine lancé que fin février 2018, la plateforme changeait les conditions du partenariat et l'effet présenté majeur, c'est la disparition des publicités sur les vidéos des minables, ces youtubeurs à moins de 1000 abonnés et moins de 4000 heures vues durant les 365 derniers jours... Soit l'immense majorité des vidéastes... Plus de miettes pour les pauvres ! Ils doivent comprendre notre époque : les pauvres doivent enrichir les riches, montrer leur soumission au système, avant de pouvoir espérer entrer dans « la grande famille. »
Youtube prétendait ainsi lutter contre les spamers, les voleurs de contenus... il exprimait ainsi sa difficulté à gérer le flux de vidéos, préférant abandonner ces indépendants, rarement dans les "propositions youtube" faites aux internautes... Je n’étais pas à 1000 abonnés, j’y suis mais reste nettement sous la barre du temps vu exigé.

Pour s'exprimer avec des chances d'être vu, lu, écouté, il faut soit appartenir à une grande écurie, donc mettre son indépendance dans son chapeau... Naturellement, sur les bords, certains réussissent à surfer avec toujours au dessus de la tête le couperet de l’éjection... Ne croyez pas trop en leur réelle capacité d'insoumission : ils n'abordent pas certains sujets... On peut parler de tout sauf de ce qui dérange les chefs. Soit s’engager dans le divertissement des cerveaux maintenu dans la non-pensée. Soit il faut payer pour être vu.
Finalement, la parenthèse de l'espoir Internet s'est simplement refermée. Sa diffusion dans la population avait devancé la compréhension de ce nouvel espace par les installés. On le sait, les puissants sont toujours méfiants sur les innovations, cynique sur les « utopies » de changement, persuadés de la pérennité de leur vieux monde, mais quand le monde change, quand la Révolution est passée, ils ont les moyens de s’imposer dans ce nouvel espace, d’y conquérir leur position dominante, et même de réécrire l’histoire.
Comme en 1944, quand les résistants de la dernière heure ont effacé les traces de leur collaboration et saisi un drapeau tricolore (mais en conservant l’argent du marché noir)

Nous sommes libres, nous pouvons écrire, chanter, filmer, tout ce que vous voulez mais pour être vraiment vu, lu, entendu… Trouvez le bon endroit !
Et on peut, en plus, se faire taper sur les doigts si notre prestation a « le malheur » d’être vue par une personnalité mise en cause ! Comme le vénérable maire de sa commune ! Pour moi Montcuq en Quercy Blanc !

Certes, François Hollande a récemment reconnu ma démarche comme significative de la « démocratie éditoriale », au pays de la dépêche du midi ! Qui naturellement dans le compte-rendu de ses propos a occulté ce passage ! Et ma vidéo de l’entretien reste nettement moins vue que l’article sur le site du quotidien.

Finalement, est-il bien nécessaire de s'exprimer ?
A quoi bon ajouter des mots ?
Ou alors : simplement, comme un pommier donne des pommes, un écrivain écrit... sauf quand la gelée saccage ses fleurs, au pommier. Mais il en profite pour se donner des forces, durant cette année "sans"...
C'est peut-être cela, la leçon du pommier à l'écrivain...

Auteur : Stéphane Ternoise
sacem code oeuvre 3448494011





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Article du 17 mars 2019 à 17 : 15.

Article sur un sujet très proche : Facebook réseau social : école de la soumission : apprend la soumission aux jeunes (bonne lecture...)

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